Nouvelles : Maxim Roy dénonce le chantage sexuel de réalisateurs/producteurs québécois
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Maxim Roy dénonce le chantage sexuel de réalisateurs/producteurs québécois

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Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Maxim Roy a fait de troublantes révélations à son tour, maintenant que le débat fait rage aux États-Unis, alors que Harry Weinstein, un célèbre producteur, a été accusé d'agression sexuelle par plusieurs actrice. 

En ondes au 98.5 FM, l'actrice s'est confié sur la réalité québécoise des relations actrice-réalisateur/actrice-producteur. 

Malheureusement, ce n'est pas différent de chez nos voisins américains: 

«Que ce soit des agressions sexuelles, du harcèlement sexuel ou une simple injustice, les gens ne disent jamais ce qui se passent vraiment parce qu'on a peur de ne plus jamais travailler. Tu te fais barrer très très très rapidement. Moi, ça m'est arrivée quand j'avais 22 ans de me faire barrer d'une maison de production de pub parce que j'ai tourné une pub et je ne voulais pas sortir avec le producteur qui avait 20 ans de plus que moi à l'époque. Je lui ai dit non devant tout le monde pis je pense qu'il sest senti humilié, et après ça, j'étais barrée de cette boîte de production là.»

Maxim Roy ne nomme pas de noms, mais peut-être que son témoignage éveillera ceux de d'autres femmes. Il y a aussi eu, dans son passé, des agressions sexuelles physiques: 

«Ça m'est arrivée de me faire tripoter. Ça m'est arrivée, tsé. (...) Aux 6 mois, j'ai le goût de lâcher le métier par rapport à des trucs d'injustice. Il faut vraiment que tu aimes, que tu oublies, que tu reviennes à l'essentiel, que t'as envie de raconter une histoire, pis c'est pour ça que tu fais ce métier-là», dit-elle.

Écoeurant... Et elle raconte que les actrices se passent le mot entre elles. Au sujet de l'affaire Weinstein, elle ajoute:  «Tout le monde le savait pour Hollywood; tu ne vas jamais seule à une rencontre avec lui.»

Sophie Prégent, président de l'UDA, a expliqué pourquoi tout est gardé sous silence dans le milieu du cinéma et de la télévision:

«Dans nos ententes collectives, il y a des procédures et des clauses qui protègent de ça. Alors tu veux poursuivre le producteur, on va passer par un grief. (...) La chose la plus difficile, c'est que les personnes qui vivent des situations d'harcèlement qu'elles soient sexuelles ou psychologiques, ils ne poursuivent pas. Parce que ce sont des travailleurs autonomes. Quand ils poursuivent, on est là, on peut le faire avec eux. (...) Soutenir la personne dans sa démarche jusqu'à la fin, mais la plupart ne le font pas.»

Écoutez la conversation troublante et abusive entre Harvey Weinstein et une jeune actrice qu'il l'harcèle psychologiquement afin qu'elle entre dans sa chambre d'hôtel:

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Source: 98.5 FM
Crédit Photo: Instagram de Maxim Roy

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